Mollie dévoile la troisième édition de son étude annuelle « Les Français et les soldes », réalisée par OpinionWay. Pour la troisième année consécutive, près de quatre Français sur dix (39 %) déclarent vouloir profiter des soldes d’été, confirmant la place de cet événement dans leurs habitudes de consommation. Mais l’édition 2026 se distingue par une évolution notable : les Français prévoient d’y consacrer un budget nettement plus élevé, signe d’un regain d’optimisme malgré un contexte économique encore incertain.

Une intention d’achat stable mais marquée par des écarts générationnels
Comme lors des deux années précédentes, près de quatre Français sur dix (39 %) déclarent vouloir profiter des soldes d’été, un niveau stable qui confirme l’ancrage de cet événement dans les habitudes de consommation. Cette intention relève davantage du choix que de la contrainte 26 % des répondants affirmant vouloir faire les soldes par envie et 13 % par nécessité. Les écarts générationnels se creusent toutefois : seuls 22 % des 65 ans et plus envisagent de participer, tandis que les moins de 35 ans sont 63 % à prévoir des achats, dont près d’un quart (24 %) motivés par une contrainte budgétaire, contre seulement 4 % chez les seniors.
Le fait qu’un jeune sur quatre fasse les soldes par contrainte budgétaire rappelle l’importance de rendre l’achat plus accessible. Les solutions comme le BNPL, particulièrement adoptées par les moins de 35 ans, permettent de lisser les dépenses et d’éviter les arbitrages trop contraignants. Pour les enseignes, offrir ces alternatives, c’est accompagner les consommateurs dans un contexte où chaque euro compte”. analyse Adrien Dupuis, Country Manager de Mollie France
À l’inverse, six Français sur dix (60 %) n’envisagent pas de faire les soldes, un renoncement davantage lié à un manque d’intérêt (24 %, en hausse) qu’à un frein financier, ce dernier reculant à 19 %. Enfin, 17 % des répondants estiment que les promotions disponibles toute l’année suffisent, réduisant l’attrait spécifique de la période des soldes.
Un budget moyen en forte progression, porté par les plus jeunes et les parents.
Alors que les intentions d’achat restent stables, le budget prévisionnel connaît une hausse spectaculaire. Les Français prévoyant de faire les soldes déclarent vouloir y consacrer en moyenne 357€, soit 124€ de plus qu’en 2025. Plus de la moitié d’entre eux (55 %, +14 points) envisagent de dépenser 200€ ou plus, une progression marquée par rapport à l’année précédente.
Les hommes se montrent particulièrement enclins à augmenter leurs dépenses, 62 % déclarant un budget prévisionnel de 200€ ou plus. Les parents, dont le budget moyen atteint 382€, augmente fortement (+103€). Les 18-24 ans comptent dépenser 377€ en moyenne.
Le budget réellement dépensé lors des soldes d’été 2025 s’était déjà révélé supérieur aux intentions initiales (289€ contre 233€ prévus). Cette dynamique masque toutefois d’importantes disparités territoriales : les habitants des communes rurales et des petites villes demeurent les moins dépensiers, avec des budgets moyens de 222€ et 195€ en 2025, tandis que les Franciliens se distinguent par un niveau de dépenses bien plus élevé, atteignant 381€ en moyenne. Ces écarts reflètent à la fois des différences de niveau de vie et des pratiques de consommation contrastées selon les territoires.
Des postes de dépenses plus diversifiés et en augmentation
Les vêtements restent le premier poste d’achat, cités par 75 % des Français ayant l’intention de faire les soldes. Mais l’édition 2026 se distingue par une diversification marquée des dépenses. Les achats pour enfants progressent encore et concernent désormais 39 % des répondants. Les équipements électroménagers et électroniques connaissent également une hausse significative, atteignant 39 % des intentions d’achat. Les produits de loisirs suivent la même tendance, avec une progression notable.
Cette diversification des dépenses se confirme encore lorsqu’on observe les comportements par âge. Les seniors restent particulièrement attachés à la mode : 83 % des 65 ans et plus prévoient d’acheter des vêtements. À l’inverse, les achats pour enfants s’imposent comme une priorité pour les jeunes familles, concernant 55 % des 25‑34 ans et 51 % des 35‑49 ans. Les loisirs séduisent également les plus jeunes, avec plus d’une personne sur deux de moins de 25 ans qui prévoit d’y consacrer une partie de son budget. Enfin, la décoration, longtemps marginale, gagne du terrain et attire 31 % des futurs acheteurs et connaît un engouement marqué chez les 18‑24 ans, dont 46 % envisagent d’en profiter pour équiper ou embellir leur intérieur.
Les achats en magasin repartent à la hausse, notamment chez les jeunes
Après une forte progression des parcours hybrides en 2025, les pratiques d’achat se rééquilibrent année en 2026 soulignant l’importance du commerce Omnicanal.
L’achat exclusivement en magasin repart nettement à la hausse et concerne désormais 48 % des Français, soit +4 points en un an. Cette tendance est particulièrement marquée chez les plus jeunes : 52 % des 18‑24 ans (+10 points) et 45 % des 25-35 ans (+8 points) privilégient désormais les boutiques physiques, rejoignant les 57 % des 65 ans et plus qui y sont traditionnellement attachés. À l’inverse, les achats mixtes reculent fortement, tombant à 29 % (‑6 points), avec des baisses encore plus marquées chez les jeunes (28 % des moins de 35 ans, ‑11 points ; 22 % des 18‑24 ans, ‑20 points).
L’achat exclusivement en ligne reste stable à 23 %. Les comportements varient également selon les situations familiales : seuls 41 % des parents réalisent leurs achats principalement en magasin, contre 50 % des personnes sans enfants, qui disposent de davantage de flexibilité. Les retraités (55 %) et les inactifs (53 %) demeurent quant à eux les plus enclins à se déplacer en boutique, profitant d’un temps disponible plus important.
Pour les commerçants, ce rééquilibrage n’est pas un retour en arrière, mais plutôt un signal : les attentes en matière d’expérience d’achat et de paiement restent élevées, quel que soit le canal. Les enseignes doivent donc garantir une continuité fluide entre mobile et boutique. Les solutions de paiement unifié, comme celles proposées par des acteurs spécialisés tels que Mollie contribuent à simplifier cette gestion multicanale.
« Cette troisième édition ne met pas en opposition les canaux, mais montre l’émergence d’un consommateur « total », qui attend une continuité naturelle entre digital et physique. Le retour des jeunes en magasin ne traduit pas une nostalgie, mais plutôt une recherche de simplicité et d’efficacité dans leur parcours d’achat. Pour les commerçants, le défi est immense : il faut orchestrer une expérience sans friction sur tous les fronts, surtout en période de forte affluence comme les soldes. Notre rôle chez Mollie est de fournir l’infrastructure de paiement qui rend cette complexité omnicanale invisible pour le marchand et fluide pour le client. Nous mettons à leur disposition des outils qui les aident à répondre aux attentes actuelles tout en se préparant à un commerce de plus en plus personnalisé et automatisé. » analyse Adrien Dupuis, Country Manager de Mollie France
Une fidélité toujours forte aux enseignes connues
Comme les années précédentes, les Français privilégient très largement les enseignes qu’ils connaissent déjà : 89 % déclarent vouloir réaliser leurs achats dans des magasins ou sites qu’ils fréquentent habituellement, confirmant une fidélité solide malgré un léger recul de trois points.
En parallèle, 21 % des répondants envisagent de profiter des soldes pour accéder à des enseignes habituellement jugées trop chères, une proportion en légère hausse (+2 points).
Cette ouverture reste toutefois socialement contrastée : elle concerne 23 % des foyers aux revenus inférieurs à 1 000 € et 22 % de ceux situés entre 3 500 € et plus, mais atteint 25 % parmi les ménages les plus aisés (5 000 € et plus), qui se montrent les plus enclins à explorer des enseignes habituellement hors de leur portée.
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Méthodologie :
Cette étude a été réalisée les 27 au 28 mai 2026 auprès d’un échantillon de 1060 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.
