À l’initiative de Media Figaro, Sociovision et Brain Value (groupe IFOP), une étude menée auprès de 1 500 Français met en lumière un basculement majeur : la réputation s’impose désormais comme le premier levier d’influence des marques, devant l’image et la notoriété.

La réputation, critère décisif de choix
77 % des Français déclarent que la réputation – ce que les autres disent d’une marque – influence leurs décisions, contre 65 % pour l’image et 62 % pour la notoriété. Plus encore, 63 % en font le premier facteur de choix. La valeur d’une marque ne repose donc plus uniquement sur son discours, mais sur l’ensemble des perceptions qui circulent à son sujet.
Une construction collective, au croisement des influences
La réputation se forge dans un écosystème multiple : avis consommateurs (59 %), presse (54 %) et réseaux sociaux (33 %) constituent les principales sources d’influence. Chez les jeunes, ces dynamiques s’intensifient, avec un rôle accru des plateformes sociales et des influenceurs, sans pour autant supplanter la crédibilité accordée aux médias traditionnels.
Dans ce contexte, 8 Français sur 10 déclarent consulter plusieurs sources avant de se faire un avis, en s’appuyant prioritairement sur leurs proches (94 %) et sur des experts (85 %). La réputation devient ainsi un processus de validation croisée, mêlant expérience personnelle, recommandation et information.
Un actif stratégique sous tension permanente
À l’ère des réseaux sociaux et des IA génératives, la réputation est plus exposée et plus volatile : 75 % des Français estiment que les réseaux sociaux amplifient davantage les défauts que les qualités, et 52 % ont déjà boycotté une marque après avoir lu des informations négatives à son sujet.
Face à ces risques, les attentes sont claires : transparence, constance et sincérité. 46 % des Français citent la transparence comme première réponse attendue en cas de crise, loin devant les changements d’image ou d’incarnation.
« La réputation est devenue un actif stratégique majeur pour les marques. Elle ne se décrète plus, elle se construit dans un dialogue permanent avec l’ensemble des parties prenantes, entre médias, plateformes et consommateurs. Dans cet environnement fragmenté, les marques doivent conjuguer transparence, constance et crédibilité pour installer durablement la confiance. » explique Aurore Domont, Présidente de MEDIA FIGARO
Vers un nouveau standard de confiance
Demain, la réputation reposera de plus en plus sur des engagements vérifiables et durables :
90 % des Français jugent souhaitable une transparence totale des marques, et 81 % estiment que seules celles qui s’engagent réellement pourront construire une bonne réputation.
Dans cet environnement mouvant, les médias conservent un rôle structurant. Ils apparaissent comme des repères de crédibilité et de hiérarchisation de l’information, contribuant à stabiliser la perception des marques dans un univers fragmenté.
En conclusion: la réputation n’est plus un attribut parmi d’autres, mais un actif stratégique central, construit dans l’interaction entre marques, consommateurs et écosystèmes médiatiques.
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Méthodologie :
Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 500 personnes âgées de 15 à 75 ans représentatif de la population française (sur des critères d’âge, de sexe, de CSP, d’habitat, de région). Les données ont été collectées du 22 au 28 janvier 2026 via un questionnaire auto-administré en ligne d’une vingtaine de minutes. L’analyse porte sur l’ensemble des Français, avec une attention particulière portée à trois populations spécifiques : Les CSP+ : le segment de la population disposant d’un niveau de ressources supérieur– La génération Z : nés entre 1997 et 2010, ils ont entre 15 et 29 ans. – Les influenceurs « amateurs» : personnes non professionnelles qui créent ou partagent du contenu sur les réseaux sociaux au moins une fois par semaine.
