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Adopter ou licencier ? L’impact de l’IA sur le marché de travail en 3 points

L’enjeu est crucial et les analyses comme les effets d’annonce vont bon train : l’IA va-t-il détruire ou au contraire intensifier le travail ?

Le récent rapport 2026 Global AI Jobs Barometer de PwC apporte des réponses.

Basé sur l’analyse de plus d’un milliard d’offres d’emploi à travers le monde, il met en lumière les dynamiques de fond qui redéfinissent les compétences, les salaires et la productivité

Voici 3 points clés

1. Un marché du travail « à deux vitesses »

L’IA crée une fracture notable sur le marché de l’emploi, distinguant les rôles « professionnalisés » des rôles « démocratisés ».

Dans les professions et les entreprises où l’IA automatise les tâches routinières et agit comme un levier pour les experts ou pour les professions où le rôle de l’humain est important (comme les radiologues ou les recruteurs) on observe une croissance deux fois plus rapide des offres d’emploi. L’augmentation des salaires est 42 % plus élevée que pour les métiers « démocratisés »(où l’IA facilite l’exécution du travail par des non-experts, comme les secrétaires médicaux)

L’IA valorise ainsi de plus en plus l’expertise humaine, le jugement et la créativité.

2. Avantage pour les entreprises qui adoptent l’IA

Les entreprises qui intègrent efficacement l’IA bénéficient d’un avantage concurrentiel majeur, tant en termes de recrutement que de productivité. Contrairement aux craintes de destruction d’emplois, les entreprises les plus adeptes de l’IA voient leurs effectifs croître plus rapidement (52 %) que celles qui y sont le moins (36 %).

De plus, elles enregistrent une croissance de la productivité de 34 % depuis 2018, contre 24 % pour les autres. Un effet « super-star » est même observé : le top 20 % des entreprises les plus impliquées dans l’IA affichent une croissance moyenne de la productivité de 163 %

3. Une prime salariale en forte hausse pour les compétences en IA

La demande pour des compétences spécifiquement en IA, comme l’ingénierie de prompt ou le machine learning, explose. Les offres d’emploi requérant ces compétences croissent presque huit fois plus vite (69 %) que l’ensemble du marché du travail (9 %). En conséquence, la prime salariale moyenne pour les travailleurs maîtrisant l’IA a augemnté de 62 %

Deux enseignements majeurs peuvent, en définitive, être tirés.

Premier enseignement : les entreprises qui adoptent réellement l’IA s’en sortent mieux que celles qui pour lesquelles l’IA est un prétexte pour licencier.

Deuxième enseignement : au niveau micro-économique, l’IA est bonne pour la productivité de l’entreprise (alors que, paradoxalement, pour une économie au niveau macro-éconimique, le débat fait rage – un peu comme pour le digital en fait : lire notre article : Numérique : 50 nuances de productivité)


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