Ping Identity publie son enquête consommateurs 2026, menée auprès de 11 000 personnes dans 12 pays, dont 1 000 en France. Les résultats révèlent que les consommateurs ne sont pas prêts à laisser trop d’autonomie à l’IA. Seulement 5 % des répondants français se disent à l’aise avec une IA qui agit, même avec leur validation, et 3 % avec une IA qui exécute des transactions courantes sans validation finale de l’utilisateur.

Cette prudence est encore plus marquée en France où 39 % des répondants refusent de confier à l’IA la moindre responsabilité dans l’exécution de tâches ou la prise de décision (soit près de 14 points de plus que la moyenne mondiale).
Ce basculement vers une IA de plus en plus autonome suppose de lui accorder un accès plus large aux données personnelles et aux comptes numériques. Mais très peu de consommateurs ont confiance en la manière dont ces informations sont gérées. En effet, seuls 12 % des consommateurs dans le monde font pleinement confiance aux entreprises pour gérer leurs données d’identité, contre 17 % en 2025.
« Les consommateurs sont ouverts à ce que l’IA en fasse davantage, mais ils veulent pouvoir bénéficier d’un cadre pour avoir leur mot à dire sur ses limites », déclare Darryl Jones, Vice President of Consumer Segment Strategy chez Ping Identity. « Plus on délègue de responsabilités à l’IA, plus il devient essentiel d’être clair sur ce qu’elle peut faire, ce à quoi elle peut accéder, et surtout, qui en garde le contrôle. »
Une méfiance plus marquée en France qu’ailleurs
La plupart des réponses des consommateurs français vont dans le sens de la tendance mondiale, mais les réticences sont souvent globalement plus fortes que la moyenne :
- 48 % des Français considèrent avant tout l’IA comme un moteur de recherche amélioré, plutôt que comme un exécutant autonome
- 56 % refuseraient d’accorder à un agent d’IA un accès en lecture à leur boîte mail principale, et ce même en échange d’un gain de 5 heures sur la gestion des tâches administratives par semaine (gain d’ailleurs jugé improbable par 40 % des répondants)
- 63 % craignent qu’un agent d’IA agissant en leur nom ne véhicule une image erronée de leur personnalité ou de leurs valeurs
- 50 % se soucient davantage de devoir constamment revérifier le travail d’un agent d’IA que du risque qu’il commette une erreur
- Fait notable : 79 % des consommateurs français ne savent pas, ou pas vraiment, ce que signifie « IA agentique »
La généralisation de l’IA est une source d’inquiétude pour les Français qui craignent tout particulièrement les risques de cybersécurité (26 %), l’usurpation d’identité par l’IA via des chatbots (26 %), l’usurpation d’identité d’une marque ou d’une personne (25 %) et les atteintes à la confidentialité (24 %).
Les français ont également un niveau élevé d’attente vis-à-vis des entreprises. 57 % jugent par exemple essentiel de savoir quand il y a de l’IA dans leurs interactions avec une marque. 21 % des répondants français souhaitent recevoir des alertes spécifiques lorsque l’IA influence une décision sensible (relative aux finances ou à des informations confidentielles) ; là encore les chiffres français sont bien supérieurs à la moyenne mondiale qui est de 15 %. Enfin, 29 % estiment que leur confiance envers un outil ou une entreprise est renforcée lorsqu’ils peuvent facilement transférer la main à un interlocuteur humain.
Quelles sont les tendances hors de France ?
Des consommateurs en faveur de l’adoption des assistants IA, mais qui posent des limites claires à leur autonomie
- 56 % des consommateurs sont à l’aise avec l’IA tant qu’elle est utilisée pour des tâches ponctuelles à faible enjeu (27 %) ou pour des recommandations (29 %)
- 42 % n’envisageraient pas de laisser un agent d’IA dépenser plus de 100 €, et 22 % refuseraient qu’une IA effectue une transaction financière automatisée.
- 71 % craignent qu’un agent d’IA agissant en leur nom ne donne une image erronée de leur personnalité ou de leurs valeurs,
- 47 % jugent plus préoccupant de devoir sans cesse vérifier le travail de l’agent que le risque d’une erreur.
La transparence prime toujours sur la performance
- 56 % des répondants jugent plus important de savoir quand ils ont affaire à l’IA que d’obtenir des résultats rapides.
- 20 % des consommateurs se disent prêts à quitter un site s’ils soupçonnent que l’IA est utilisée de manière non déclarée et ces mêmes 20 % éviteraient ensuite complètement la marque concernée.
D’abord simple assistant, l’IA est désormais au cœur de l’action. Il devient essentiel de mettre en place une gouvernance sécurisée et maîtrisée pour renforcer la confiance des consommateurs. Pour garantir que l’IA agit dans un cadre déterminé, sous contrôle humain, il est nécessaire de mettre en place des autorisations claires, de la transparence et une responsabilité bien définie.
En France, les consommateurs sont ouverts à l’IA lorsqu’elle est utile, mais malgré la simplicité d’utilisation, ils souhaitent en garder le contrôle. Seules les entreprises qui privilégient la transparence, la protection des données personnelles, la limitation des prérogatives de l’IA et une implication adéquate des utilisateurs pourront répondre aux attentes des consommateurs, voire les surpasser. Ping Identity permet de vérifier, autoriser et contrôler les identités autour de l’IA dans le but de proposer des expériences plus performantes sans toutefois demander aux consommateurs de lui faire aveuglément confiance.
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Méthodologie :
Cette enquête aléatoire à double consentement, commissionnée par Ping Identity, a été menée par l’institut d’études de marché Talker Research, dont les collaborateurs sont membres de la Market Research Society (MRS) et de la Société européenne pour les études d’opinion et de marché (ESOMAR). Talker Research a interrogé 11 000 consommateurs aux États-Unis (2 000), au Royaume-Uni (2 000), en France (1 000), en Allemagne (1 000), en Australie (1 000), à Singapour (1 000), en Inde (500), en Indonésie (500), aux Pays-Bas (500), en Suède (500), en Espagne (500) et en Italie (500). Comparaisons d’une année sur l’autre basées sur l’enquête « 2025 Consumer Survey » de Ping Identity.
