Les Français qui consomment responsable dépensent en moyenne 1% de moins (Cofidis)

Alors que la consommation responsable s’impose progressivement dans  les pratiques du quotidien, Cofidis, acteur majeur du crédit à la  consommation, en partenariat avec CSA Research, dévoile une nouvelle  enquête consacrée au budget que les Français y consacrent. 

Les résultats révèlent un paradoxe : si les Français déclarent massivement  vouloir consommer de manière plus durable, ils restent freinés par une  perception de prix plus élevés. Et pourtant, cela ne correspond pas toujours à la  réalité. Ce constat met en évidence des champs d’actions clair pour les  commerçants, dont les solutions de paiement peuvent jouer un rôle décisif  dans le passage à l’achat. 

Illustration de A Choosen Soul sur Unsplash


Une consommation responsable désormais bien installée dans les foyers

La consommation responsable n’est plus un comportement marginal : elle s’est installée  durablement dans les pratiques des Français. Si 94 % déclarent adopter des comportements  responsables dans au moins un des domaines étudiés, près d’un sur deux (46 %) le font dans  l’ensemble des postes de dépenses étudiés. Une dynamique particulièrement marquée chez les  CSP+ et les 25‑34 ans. 

En tête des habitudes, l’alimentation domine nettement le classement des postes de  dépenses en matière de consommation responsable (84 %). Un résultat qui peut s’expliquer par  la fréquence des achats liés à ce poste, et par la forte sensibilisation du public aux enjeux de santé  et d’environnement qui y sont associés. L’habitat arrive en deuxième position (79 %), puis les  produits d’hygiène et de beauté (75 %), la mode (72 %) et la mobilité (67 %). La technologie et le  numérique atteignent quant à eux 67 % d’adoption.  En matière de budget mensuel consacré à une consommation plus responsable, l’alimentation  arrive une nouvelle fois en tête, avec une dépense moyenne de 347 €. Elle est suivie par l’habitat (200 €), le transport et la mobilité (105 €), puis la technologie et le numérique (65 €), la mode (60 €,
avec un pic à 100 € chez les 18-24 ans) et, enfin, l’hygiène-beauté (44 €).

L’accessibilité prix : premier levier pour favoriser les achats responsables

Malgré ces comportements de consommation bien installés, le prix des produits de consommation  responsable a un impact direct sur les intentions d’achat des Français. En effet, 62% déclarent  que cela représente leur principal frein, devant le manque de choix (25 %) et le déficit  d’information (24 %). Ce constat peut notamment s’expliquer par un pouvoir d’achat toujours sous  pression. Ainsi, par exemple, seul 1 Français sur 10 envisage d’investir dans un équipement  énergétique (panneaux solaires, pompes à chaleur…) ou un mode de transport doux dans les  mois à venir (vélo, vélo électrique, trottinette…). 

Toutefois, malgré ce frein, lorsque les Français envisagent un achat, leur volonté de le réaliser de  manière responsable reste particulièrement forte : 81 % pour les équipements énergétiques et  l’électroménager, 79 % pour les rénovations et les mobilités douces, et 72 % pour l’achat d’un  véhicule. Le numérique rassemble 66 % d’intentions d’achats responsables, un taux qui atteint  même 81 % chez les 1824 ans. Enfin, 64 % des futurs acheteurs de meubles envisagent eux aussi  une démarche responsable. 

De fait, une majorité de Français (69 %) considère donc l’accessibilité des prix comme le  premier levier pour encourager les achats responsables, un taux qui monte à 80 % chez les  50‑64 ans. La qualité ou la durabilité perçue du produit est également citée (56 %), suivie par une  offre plus diversifiée pour 34 % des consommateurs, tandis que la disponibilité immédiate joue  pour 23 %. Les leviers secondaires comme le service après‑vente (20 %) ou encore le paiement en  plusieurs fois (16 %) séduisent davantage les 25‑34 ans (31 %)

Consommer responsable : une réalité budgétaire plus  nuancée qu’il n’y paraît

Pourtant, lorsque l’on compare les dépenses réelles, le tableau se nuance nettement. Si sur  certains postes, consommer responsable peut effectivement coûter plus cher de 9 % (pour  l’alimentation) à 25 % (pour la mode et l’habillement), d’autres domaines affichent des économies  substantielles : les achats responsables liés au transport coûtent en moyenne 63 % de moins  que les achats classiques, et dans l’habitat, les consommateurs responsables réguliers  dépensent 12 % de moins que ceux qui ne le sont jamais. 

Et surtout, lorsque l’on additionne l’ensemble des 6 postes étudiés, la différence s’efface presque  totalement : les Français qui déclarent consommer de manière responsable affichent un  budget mensuel de 798 €, contre 806 € pour les autres, soit 1 % de moins en moyenne.  

Autrement dit, le surcoût associé à la consommation responsable relève davantage d’une  perception que d’une réalité globale. Le vrai coût de la consommation responsable n’est pas  nécessairement plus élevé ; il peut même, dans certains cas, alléger le budget.

Passer de l’intention à l’action : le rôle des solutions de  paiement

Aujourd’hui, les solutions de paiement restent encore peu présentes dans le parcours d’achat :  seuls 51 % des Français les identifient dans le numérique, 47 % dans l’habitat, et beaucoup moins  dans la mode (26 %), la mobilité (24 %), l’alimentation (21 %) ou l’hygiène‑beauté (18 %)

La demande est pourtant bien réelle : 44 % des Français souhaiteraient avoir davantage accès à  des solutions de paiement pour financer leurs achats numériques responsables, un taux qui  atteint 67 % chez les 18‑24 ans. Si les attentes sont aussi fortes en ce qui concerne l’habitat (43%),  elles sont plus modérées en ce qui concerne les transports (30%), la mode et l’habillement (26%), l’alimentation (23%) et les produits d’hygiènes et de beauté (23%), mais sont tendanciellement  toujours plus fortes chez les plus jeunes. Parmi les solutions plébiscitées, le paiement en plusieurs fois domine largement : 66 % aimeraient  pouvoir payer jusqu’à 10 fois sans frais, et 60 % se déclarent intéressés par le paiement CB en  3 à 12 fois. La carte de paiement réutilisable attire quant à elle 28 % des Français, mais séduit 52  % des 18‑24 ans. 

La transition vers une consommation responsable ne se fera pas sans les commerçants. Ils  disposent d’un levier puissant pour accompagner les Français : proposer des solutions de  paiement adaptées, transparentes et accessibles. C’est une attente forte de la part des Français,  et une formidable opportunité pour accélérer le passage à l’acte.”, déclare Nicolas Wavrant,  Directeur des Partenariats Cofidis France.