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Vent de panique sur l’influence !

Tribune de Lionel DAMM, Directeur Général chez OP1C et Vice-président de la Délégation Customer Marketing de l’AACC.

C’est le sujet qui est dans toutes les bouches depuis plusieurs semaines : consultation citoyenne, création de l’UMICC, contrôles intensifiés de la DGCCRF… et une proposition de loi adoptée le 1er juin 2023 avec deux grands piliers : accompagner les influenceurs (sur le respect des règles), protéger les consommateurs.

Nous n’allons pas faire ici un décryptage détaillé mais une revue des informations marquantes :

Il existe désormais une définition juridique de l’activité d’influenceurs et il y a maintenant des obligations. Alors commençons par quelque chose qui parait évident : les relations avec les influenceurs doivent être contractualisées. Cela peut paraître étonnant, mais oui, un partenariat entre un influenceur et une marque doit être encadré (comme tout partenariat professionnel finalement !).

Certains secteurs voient leurs communications réglementées (ou interdites). C’est le cas des secteurs alcooliers, des jeux en ligne, ou encore des produits financiers. Ces réglementations touchent les médias traditionnels, le web et maintenant l’influence ! 

Il existe des obligations en termes d’informations sur les images retouchées et les messages à caractère publicitaire. Les relations contractuelles avec un influenceur doivent par exemple être identifiées comme telles auprès de leur audience avec une mention laissant apparaître clairement le partenariat commercial sur les contenus créés.

Pour résumer simplement, on demande de la transparence de la part des influenceurs pour protéger le consommateur avant tout. Mais cette loi a aussi un objectif pédagogique auprès des influenceurs et créateurs de contenus. Tous n’avaient pas cette connaissance de leur obligation et n’étaient pas forcément accompagnés. Cette structuration du marché est un plus pour ces créateurs afin, d’une part, mieux les accompagner mais surtout leur éviter de communiquer en dehors des réglementations qui leur sont méconnues. Finalement, on demande aux influenceurs de respecter ce que nous-même respectons dans nos agences lorsque nous communiquons, et c’est tant mieux ! 

Mais alors, est-ce que ça change beaucoup pour nous, agences de Customer Marketing ?

Non, car ces règles, nous les appliquons déjà depuis longtemps. 

Le respect des réglementations publicitaires et des recommandations de l’ARPP sont notre quotidien. Dans notre travail de proximité avec le consommateur et les marques, nous nous devons de respecter strictement les conditions légales et les règlementations de l’ARPP.

Cette nouvelle loi va surtout permettre aux influenceurs, qui ne sont pas encore au fait de leurs obligations, de pouvoir mieux connaître leur terrain de jeu et de savoir dire non ! 

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