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4 startups qui s’épanouissent dans le travail collaboratif à distance

Pas si facile de travailler à distance, même équipé des plateformes de travail collaboratif les plus avancées. Comment éviter la crise de réunionnite et retrouver la sponta ou néité du présentiel avec des réunions de travail collaboratif en ligne et autres brainstorms ? Les grands acteurs de la « digital workplace » l’ont bien compris avec la multiplication d’accord pour intégrer à leurs outils les briques logicielles d’acteurs spécialisés dans les solutions d’interactivité. Focus sur 4 des nombreuses startups qui réinventent ainsi le tableau blanc et remettent de l’humain dans le travail collaboratif à distance : l’américain Miro et les français de Klaxoon, Beekast et Wisembly.

Miro

Si le nom de l’entreprise est inspiré du peintre espagnol Joan Miro, pour l’image de la toile ou « board » unique à chaque équipe, Miro est américain, fondé dans la région de San Francisco sous le nom plus explicite de RealtimeBoard, Inc. Avec l’explosion du travail à distance, tous les voyants sont actuellement au vert pour ce pionnier des tableaux blancs interactifs. Fin avril 2020, Miro a annoncé un financement de série B de 50 millions de dollars, pour un financement total, depuis sa création en 2011, de 75 millions de dollars. Au cœur de la stratégie de croissance de Miro, les API, non seulement pour s’intégrer avec les grandes plateformes de travail collaboratif comme celle de Microsoft, mais surtout penser Miro lui-même comme une plateforme. La marketplace Miro attire donc elle aussi d’autres créateurs d’outils pour la collaboration.

Plus de 21 000 entreprises sont déjà clientes de Miro, dont 80% du Fortune 100 avec de grandes marques comme Netflix, Salesforce, PwC, Spotify, Expedia, Deloitte, Twitter et ADP, pour plus de 5 millions d’utilisateurs dans le monde. Miro compte plus de 300 employés et prévoit 150 embauches en 2020 pour absorber la demande dans le contexte actuel lié à la Covid-19.

Klaxoon

Les rennais de Klaxoon récoltent eux aussi les fruits de leur stratégie de croissance et de développement de partenariats lancée depuis 2015, avec depuis le début du confinement plus de 1000 nouveaux clients signé chaque jour et une base installée de clients multipliée par 5. En mai, Klaxoon a annoncé une signature à la fois « stratégique et historique » avec l’opérateur Orange, comme l’explique son fondateur Matthieu Beucher sur les ondes de France-Bleu Ille-et-Vilaine : « c’est un déploiement intégral sur tout le périmètre Grand Ouest, c'est à dire que 16.000 collaborateurs d'Orange vont être équipés de Klaxoon. Et, dans ces 16.000, il y a tous les métiers, toutes les équipes. Et c'est inédit, parce que jusqu'ici (Orange travaille avec Klaxoon depuis 2016), on avait plutôt un déploiement qui étaient réservé à des métiers bien spécifiques. »

Les outils collaboratifs Klaxoon permettent de réaliser des réunions, des ateliers de travail, gérer des projets à distance depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur. L’entreprise frappe fort pour permettre aux entreprises de mettre en place rapidement le télétravail, avec non seulement une offre d’essai de 3 mois gratuits mais surtout un accompagnement avec des ateliers de formation et une assistance webchat. De quoi convaincre les derniers réfractaires et au-delà de la vente d’un abonnement pousser à l’adoption durable de nouvelles méthodes de travail que Klaxoon entend faciliter.

Beekast

Beekast est une plateforme web qui accompagne dans la création, l’animation et le suivi des réunions et formations. L’entreprise basée à Paris et Nantes a été créée en 2015 par deux anciens du Cabinet de conseil Wavestone. Beekast revendiquait début 2020 plus de 2000 clients, dont Google, EDF, Total, Crédit Agricole Assurances et Pierre Fabre, et plus de 3 millions d’utilisateurs.

Après une première levée de fonds de 2,7 millions d'euros en 2016, Beekast a annoncé en janvier 2020 avoir levé 5 millions supplémentaires auprès des fonds d’investissement Mcapital Venture, Brighteye VC et Sofimac innovation. Ce financement devrait servir à financer la R&D autour de nouvelles fonctionnalités et lancer un plan de recrutement pour doubler les effectifs d’une cinquantaine de collaborateurs (source communiqué Beekast). Depuis le début de la crise du coronavirus, Beekast enregistre plus de 40% d’utilisateurs supplémentaires et multiple les accords d’intégration, notamment avec Microsoft Teams, mais aussi  les solutions de visioconférence Zoom, Jitsi, WebEx, Skype, et GoogleMeet.

Wisembly

Depuis 2010, les français de Wisembly (anciennement Balloon) proposent une solution web et mobile collaborative pour les réunions professionnelles. L’entreprise revendique plus de 600 clients sur les 5 continents, accompagnés par une équipe de 40 « wizers ». Parmi les références clients de Wizembly, le Crédit Agricole, Le Ministère de la transition écologique et solidaire, l’Université d’Angers, la Mutuelle Nationale et Territoriale, AccorHotels, Danone, le Groupe Auchan.

Pendant le confinement, les équipes de Wizembly ont multiplié les partages de trucs et astuces pour animer évènements et réunions à distance. Un lien humain qui finalement est aussi important que le choix d’un outil pour permettre aux équipes de continuer de collaborer efficacement où qu’elles se trouvent. Car si les outils collaboratifs ont permis de maintenir ouverts les canaux de communication pendant le confinement, ils trouvent aussi rapidement leurs limites. Les managers doivent désormais ressouder leurs équipes et leur permettre de véritablement s’exprimer.

Pour creuser le sujet, replay du webinaire Wizembly avec leur partenaire Bleexo, sur « Comment engager les équipes en période de crise ». Au programme, des conseils pour éviter que se développe un sentiment de manque de reconnaissance de la part des collaborateurs. Car les « pouces en l’air » sur Slack et autres emails de félicitation ne suffisent pas, il est désormais nécessaire de retrouver des moments d’échange « informels », même en ligne.

Séverine Godet

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