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Tiers-lieux et coworks, une alternative pour le télétravail


Télétravail et coworks : beaucoup de bruit, mais la France est en retard
De Roman Samborskyi / Shutterstock

Le concept de télétravail date déjà des années 70 et tente laborieusement de se banaliser en France depuis le milieu des années 90. Aujourd’hui toutes les solutions technologiques existent pour travailler en dehors de son lieu de travail habituel, que ce soit à la maison, dans un bureau satellite, ou en mobilité. Mais travailler chez soi n’est pas toujours l’approche souhaitée pour les salariés et les entreprises. Des tiers lieux comme par exemple des coworks peuvent offrir non seulement de meilleurs équipements, mais aussi un écosystème plus stimulant.

Le télétravail reste prometteur mais marginal en France

Plus d’autonomie et de responsabilité pour les salariés, plus d’efficacité selon 9 salariés sur 10 et 67% des managers (1 - source étude Ifop Malakoff Mederic Humanis), et pourtant le télétravail patine encore. En effet, la France reste en retard dans l’adoption du télétravail par rapport à nos voisins européens : selon les sources, 8 % à 17,7% des français télétravailleraient contre 20% voire 30 à 35 % dans les pays du nord de l’Europe (source Commissariat général à l'égalité des territoires - CGET). Les promesses de flexibilité et de gains de temps et de performance ne suffisent malheureusement pas à convaincre de nombreuses entreprises qui souhaitent en priorité maintenir une organisation du travail stable, contrôlable et égalitaire pour tous. L’idée d’un télétravail « ponctuel » semble cependant faire son chemin, avec pour ceux qui le pratiquent une moyenne de 7 jours télétravaillés par mois (1).

Pour autant le télétravail n’est pas non plus la panacée

Le télétravail doit en théorie permettre de mieux concilier vie professionnelle et vie de famille et de mieux gérer son temps. Mais il peut produire l’effet inverse en engendrant un empiétement de la vie pro sur la vie perso avec risque de surcharge de travail même d’addiction au travail (1), un terreau fertile pour le burnout. Enfin, plus de la moitié les salariés ne disposent pas chez eux d’un espace dédié pour leur activité. De bonnes raisons pour trouver une alternative, entre la maison et le lieu de travail habituel.

Les tiers-lieux se multiplient

En ville ou à la campagne, de nombreux lieux se développent pour accueillir les indépendants, les startupers et les télétravailleurs. A l’échelle mondiale, 19 000 espaces de travail partagés accueilleraient 1,7 millions de personnes, 29% de ces coworks ayant ouvert leurs portes au cours de l’année passée (source étude annuelle Deskmag 2018).

En 2018 la France comptait 1800 tiers lieux, répartis entre 76% de cowork et 24% de fablab (source Mission société numérique). Les territoires ne sont pas tous aussi bien lotis en termes de tiers-lieux, avec une concentration de la moitié des tiers-lieux dans les 22 principales métropoles. Cinq régions se distinguent par leur densité de tiers lieux : Ile-de-France (316 tiers lieux),  Nouvelle-Aquitaine (222), Auvergne-Rhône-Alpes (200), Occitanie (163) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (127).

Des initiatives se lancent pour rééquilibrer les territoires, comme celles de l’’organisme « Relais d'entreprises » qui déploie depuis 2012 des tiers-lieux dans des bâtiments publics vacants dans les territoires ruraux et périurbains, comme par exemple d’anciennes écoles ou bureaux de poste. Pour son fondateur Dominique Valentin, ces tiers lieux sont des « lavoirs numériques des temps modernes » qui jouent aussi un rôle pour recréer du lieu social entre les différents professionnels qui y travaillent.

Télétravail et collaboration

Cet attrait des salariés pour le travail en cowork est en fait un retour aux sources du cowork avec les pionniers « Affinity Lab » créé en 2001 à Washington ou encore « The Hat Factory » a San Francisco en 2005. A l’origine de ces projets, le besoin de mobilité, de flexibilité mais aussi de complémentarité entre les participants en fonction de leurs compétences et selon les projets. Une mobilité qui va donc au-delà de la mobilité géographique mais implique aussi une flexibilité des modèles d’organisation du travail avec plus de valeur donnée à la collaboration.Encourager ses salariés à télétravailler dans un cowork c’est donc non seulement leur permettre de réduire certains déplacements, mais aussi leur donner la possibilité d’expérimenter de nouveau modes de travail collaboratifs au contact d’autres salariés et freelances. Collaborer ponctuellement avec les startups (par exemple dans le cadre d’appels à projets comme ceux menés par le groupe Engie) permet déjà aux grands groupes de propager au sein de leurs équipes la culture de l’agilité et de la collaboration. Le télétravail dans des tiers lieux pourrait permettre de prolonger dans la durée cette démarche d’inspiration.

Tiers-lieux et coworks, une alternative pour le télétravail

Le concept de télétravail date déjà des années 70 et tente laborieusement de se banaliser en France depuis le milieu des années 90. Aujourd’hui toutes les solutions technologiques existent pour travailler en dehors de son lieu de travail habituel, que ce soit à la maison, dans un bureau satellite, ou en mobilité. Mais travailler chez soi n’est pas toujours l’approche souhaitée pour les salariés et les entreprises. Des tiers lieux comme par exemple des coworks peuvent offrir non seulement de meilleurs équipements, mais aussi un écosystème plus stimulant.

Le télétravail reste prometteur mais marginal en France

Plus d’autonomie et de responsabilité pour les salariés, plus d’efficacité selon 9 salariés sur 10 et 67% des managers (1 - source étude Ifop Malakoff Mederic Humanis), et pourtant le télétravail patine encore. En effet, la France reste en retard dans l’adoption du télétravail par rapport à nos voisins européens : selon les sources, 8 % à 17,7% des français télétravailleraient contre 20% voire 30 à 35 % dans les pays du nord de l’Europe (source Commissariat général à l'égalité des territoires - CGET). Les promesses de flexibilité et de gains de temps et de performance ne suffisent malheureusement pas à convaincre de nombreuses entreprises qui souhaitent en priorité maintenir une organisation du travail stable, contrôlable et égalitaire pour tous. L’idée d’un télétravail « ponctuel » semble cependant faire son chemin, avec pour ceux qui le pratiquent une moyenne de 7 jours télétravaillés par mois (1).

Pour autant le télétravail n’est pas non plus la panacée

Le télétravail doit en théorie permettre de mieux concilier vie professionnelle et vie de famille et de mieux gérer son temps. Mais il peut produire l’effet inverse en engendrant un empiétement de la vie pro sur la vie perso avec risque de surcharge de travail même d’addiction au travail (1), un terreau fertile pour le burnout. Enfin, plus de la moitié les salariés ne disposent pas chez eux d’un espace dédié pour leur activité. De bonnes raisons pour trouver une alternative, entre la maison et le lieu de travail habituel.

Les tiers-lieux se multiplient

En ville ou à la campagne, de nombreux lieux se développent pour accueillir les indépendants, les startupers et les télétravailleurs. A l’échelle mondiale, 19 000 espaces de travail partagés accueilleraient 1,7 millions de personnes, 29% de ces coworks ayant ouvert leurs portes au cours de l’année passée (source étude annuelle Deskmag 2018).

En 2018 la France comptait 1800 tiers lieux, répartis entre 76% de cowork et 24% de fablab (source Mission société numérique). Les territoires ne sont pas tous aussi bien lotis en termes de tiers-lieux, avec une concentration de la moitié des tiers-lieux dans les 22 principales métropoles. Cinq régions se distinguent par leur densité de tiers lieux : Ile-de-France (316 tiers lieux),  Nouvelle-Aquitaine (222), Auvergne-Rhône-Alpes (200), Occitanie (163) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (127).

Des initiatives se lancent pour rééquilibrer les territoires, comme celles de l’’organisme « Relais d'entreprises » qui déploie depuis 2012 des tiers-lieux dans des bâtiments publics vacants dans les territoires ruraux et périurbains, comme par exemple d’anciennes écoles ou bureaux de poste. Pour son fondateur Dominique Valentin, ces tiers lieux sont des « lavoirs numériques des temps modernes » qui jouent aussi un rôle pour recréer du lieu social entre les différents professionnels qui y travaillent.

Télétravail et collaboration

Cet attrait des salariés pour le travail en cowork est en fait un retour aux sources du cowork avec les pionniers « Affinity Lab » créé en 2001 à Washington ou encore « The Hat Factory » a San Francisco en 2005. A l’origine de ces projets, le besoin de mobilité, de flexibilité mais aussi de complémentarité entre les participants en fonction de leurs compétences et selon les projets. Une mobilité qui va donc au-delà de la mobilité géographique mais implique aussi une flexibilité des modèles d’organisation du travail avec plus de valeur donnée à la collaboration.Encourager ses salariés à télétravailler dans un cowork c’est donc non seulement leur permettre de réduire certains déplacements, mais aussi leur donner la possibilité d’expérimenter de nouveau modes de travail collaboratifs au contact d’autres salariés et freelances. Collaborer ponctuellement avec les startups (par exemple dans le cadre d’appels à projets comme ceux menés par le groupe Engie) permet déjà aux grands groupes de propager au sein de leurs équipes la culture de l’agilité et de la collaboration. Le télétravail dans des tiers lieux pourrait permettre de prolonger dans la durée cette démarche d’inspiration.

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