Adolescentes & sport : le coût d’un décrochage massif —les leviers pour réengager une audience clé (Publicis Sport)

Portée par Publicis Sport, l’étude nationale menée par MGEN révèle pour la première fois l’ampleur réelle du décrochage sportif chez les adolescentes et les freins structurels, sociaux et culturelsencore largement sous-estimés qui en sont à l’origine. Publicis Sport en propose une lecture stratégique pour activer les leviers qui peuvent réinventer l’expérience sportive des jeunes filles. 



Alors que le sport est unanimement reconnu comme un pilier de la santé physique, mentale et sociale, une étude nationale inédite révèle un paradoxe préoccupant : près d’une adolescente sur deux (45,2 %) abandonne le sport sous l’effet de contraintes sociales, culturelles ou organisationnelles. Imaginée par Publicis Sport et menée par Kantar pour la mutuelle MGEN (Groupe VYV), acteur majeur du sport féminin, auprès de plus de 500 jeunes filles âgées de 13 à 20 ans, cette étude apporte un éclairage structurant sur un phénomène encore peu documenté en France : le décrochage sportif des adolescentes.

À travers une approche combinant enquête quantitative et focus groupes qualitatifs, l’étude met en évidence un constat central : le problème n’est pas le désintérêt pour le sport, mais l’inadéquation persistante des modèles de pratique proposés aux jeunes filles.

Ce que l’étude met au jour — 4 enseignements structurants.

Le corps féminin reste un angle mort de l’encadrement sportif

    « Les coachs ne comprennent pas que ton corps change, que t’as des jours avec et des jours sans. »

    La puberté constitue un point de rupture majeur. 63 % des adolescentes déclarent que les changements physiques rendent le sport moins agréable, et 55 % identifient leurs règles comme un frein direct à la pratique. Pourtant, plus d’une jeune fille sur deux estime que l’encadrement sportif ne prend pas en compte ces réalités physiologiques. Ce décalage révèle une culture sportive historiquement conçue autour d’un corps perçu comme constant, où la performance prime sur l’écoute et l’adaptation.


    La pression sociale transforme le sport en espace anxiogène

      « Le hand, c’est des mini shorts… Ils pourraient mettre un short plus long, ou le choix entre short et survêtement. »

      Regards, normes esthétiques, tenues imposées, comportements sexistes : 42 % des adolescentes interrogées déclarent avoir déjà subi des comportements déplacés, et 61 % se sentent jugées lorsqu’elles font du sport. Les réseaux sociaux accentuent cette pression, 55 % estimant que leur corps ne correspond pas à l’image idéale du sport. Le sport, censé être un espace d’émancipation, devient alors pour certaines un lieu d’exposition et de perte de confiance.


      Une offre sportive rigide et peu accessible


      « J’ai mon bac en juin, les cours finissaient à 18h et les entrainements commençaient à 19h. J’étais fatiguée, pas le temps pour les devoirs. »

        À l’entrée dans les pratiques non mixtes, une adolescente sur trois ne dispose pas d’un club féminin à proximité. Les coûts, les contraintes horaires et une culture de la compétition omniprésente achèvent de fragiliser l’engagement. 58 % citent le frein financier et 57 % l’incompatibilité avec le rythme scolaire.


        Une culture de la compétition fortement dissuasive

          « Dès qu’on s’inscrit, on te parle de matchs, de championnats. Moi je veux juste jouer. »

          L’étude qualitative montre enfin que la culture de la compétition peut devenir fortement dissuasive : progression obligatoire, peur de régresser et d’être mise de côté, sentiment d’évaluation permanente. En l’absence d’offres plus souples, de nombreuses adolescentes préfèrent arrêter plutôt que de subir cette pression supplémentaire.


          Ce que ces résultats changent les acteurs du sport 

          Ces enseignements dessinent un enjeu stratégique majeur pour l’ensemble de l’écosystème sportif : repenser l’expérience sportive des jeunes filles autour d’une pratique plus inclusive, plus flexible et plus physiologique. 

          Pour les clubs, fédérations et acteurs publics, cette étude souligne l’urgence de sortir d’une logique unique de performance pour investir des modèles fondés sur le bien-être, la sécurité, la liberté de pratique et l’adaptation des formats. 

          Publicis Sport a identifié plusieurs leviers stratégiques pour faire du sport féminin un moteur durable de performance pour les annonceurs : 

          1. Sponsoriser des usages, pas seulement des compétitions

          Soutenir des formats loisirs, inclusifs et non compétitifs et accompagner les ayant-droits à co-construire et financer la transformation de l’offre sportive. On imagine créer des expériences sponsorisées hors compétition (cours ouverts, ateliers, bootcamps sans classement) pour réconcilier les adolescentes avec le sport sur un terrain moins anxiogène.  

          1. Faire de la santé un territoire d’expression

          Eduquer sur la compréhension du corps, des cycles et du bien-être mental en proposant des campagnes et dispositifs pédagogiques qui normalisent la pluralité des corps et légitiment les émotions afin de faire des marques un allié de la performance durable des jeunes filles. 

          1. Donner une voix aux jeunes filles

          Intégrer les pratiquantes elles-mêmes dans la conception et co-création de produits, services et contenus pour garantir une authenticité maximale et des dispositifs connectés à leurs besoins.   

          1. Financer des programmes d’accès au sport

          Contribuer à équiper, former, adapter l’offre sportive à travers par exemple des packs d’équipement adaptés, des bourses d’inscription ou des solutions de transport pour lever les freins financiers et géographiques. Le sponsoring devient un levier de transformation concrète pour la société.  

          1. Inscrire l’engagement dans la durée

          C’est dans la continuité que naitront les évolutions pérennes et le bénéfice d’impact pour les marques : programmes sponsoring pluriannuels, indicateurs d’impact, continuité territoriale. La crédibilité sociétale deviendra alors un avantage concurrentiel mesurable et incontestable pour chaque annonceur. 

          En conclusion, l’attachement des jeunes filles au sport demeure fort et que le potentiel de reprise est important lorsque les conditions de pratique sont adaptées : la rétention devient un objectif business atteignable si l’offre se transforme.