
Aujourd’hui plus de 5% des requêtes passent par les interfaces d’intelligence artificielle (ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral).
Et, après quelques années d’usage, on constate que les requêtes sur LLM diffèrent radicalement des requêtes classiques sur les moteurs de recherche.
Viuz a pointé 7 grandes différences :
1 • Des requêtes plus longues qui s’accélèrent
Alors que les recherches sur les moteurs de recherche avaient tendance à raccourcir avec 2,3 mots en moyenne, les requêtes sur LLM s’élèvent à 7,2 mots selon Statista .
Selon une étude croisée de Bain et Open AI, les requêtes de plus de 5 mots auraient même tendances à croître plus rapidement. Elles augmenteraient 1,5 fois plus vite que sur les moteurs classiques.
2 • Plus conversationnelles, grammaticalement correctes et contextualisées
Au fur et à mesure que l’usage des LLM progresse, les requêtes ressemblent plus à des questions ou des amorces de conversations – elles incluent contraintes et contextes. Par exemple : “je dois faire une présentation pour mon CEO Américain demain sur l’état du marché du yaourt en France. Que me conseilles-tu de mettre en avant ?”
La nouveauté ? On cherche de plus en plus une explication qu’un document. L’autre fait nouveau, c’est que les requêtes sont parfois plus vagues dans leurs intentions, les utilisateurs s’attendent désormais à ce que les LLM lèvent l’ambiguïté de la requête pour eux.
3 • Des requêtes génératives
La génération des modèles de type LLM a vu l’explosion de requêtes génératives ou créatives. On les appelle aussi prompts de création. À ce jour, selon Fist Page Sage, ChatGPT s’arrogerait 64% de ce type de requêtes.
Par ailleurs, selon une étude d’Open AI : 40% des requêtes concernent des actions (le “Faire”) de type “rédige ce mail pour moi” et non la recherche d’information.
4 • Des requêtes plus sociales, relationnelles ou “role based”
Les utilisateurs utilisent de plus en plus les LLM en mode “confident” ou leur demandent de jouer un rôle : coach, mentor, consultant, analyste, professeur. Ils apportent également à leur requête une richesse émotionnelle qui n’existait pas auparavant dans les requêtes classiques sur les moteurs de recherche.
Une étude menée par l’Université d’Elon révèle que 51% des utilisateurs utilisent les LLM pour du développement personnel.
5 • Le cas spécifique de la santé
D’après le Journal of Medical Research, 13,9 % des personnes effectueraient, en première intention, leurs requêtes de santé sur un ChatBot d’Intelligence artificielle.
6 • Les requêtes sur Google continuent de croître
L’une des craintes majeures de Google, avec la concurrence de ChatGPT et de Claude, a été la diminution des requêtes. Il n’en a pas été ainsi. Google a constaté, comme il l’a révélé au deuxième trimestre 2025, que les requêtes avaient continué de croitre sur sa plateforme – a fortiori depuis l’introduction d’AI Overview, et particulièrement sur le segment des jeunes.
7 • Et le transactionnel dans tout ça ?
Google maintiendrait une large avance dans les requêtes transactionnelles avec 90% des requêtes avec intention d’achat.
Mais là situation n’est pas figée. Walmart avait ainsi noté, il y a quelques mois, que 20% des requêtes sur son site provenaient de ChatGPT.
Mais au-delà de ces comportements, la nouveauté qui reste la plus complexe pour les marques est que le contenu devient jetable – particulièrement dans les requêtes d’action. Une fois la synthèse ou la note ou la lettre d’amour générée, l’utilisateur perd tout intérêt dans la visite d’un site web.
