En ces temps de crise il y a les marques qui communiquent – de façon plus ou moins habile – et celles qui s’abstiennent par prudence ou par devoir de réserve. Burger King fait partie de celles qui osent – et avec brio SVP ! – en dévoilant le “Whopper du confinement” en partenariat avec Harry’s, Heinz, Charal et Lesieur. Objectif : patienter en attendant le retour “de l’original”… doublement malin ! Et si la pub cartonne… le vrai coup de génie pourrait être ailleurs.
On lit beaucoup d’articles sur la crise de part de voix… mais celle que les marques doivent réellement affronter est une crise sanitaire, inédite et globale. Elle exige donc des marques une prise de conscience et un changement de braquet immédiat.
Les marques doivent changer de posture et accélérer leurs prise de position vers un marketing plus serviciel. En effet dans ce contexte d’audiences sursaturées – sur consommation des plateformes et surconnexion – les consommateurs ne prêteront attention qu’à des messages de marques “utiles” : INFORM ME, ENTERTAIN ME OR GO F*** YOURSELF.
Il faut faire fi des offres et messages purement commerciaux (cela semble évident, mais combien de push sponsos sur instagram recevez-vous par jour ?) pour apprendre à développer des contenus et des services au profit des audiences.
Dans le cas de la prise de parole de Burger King, la marque permet à ses clients de patienter – qui n’a pas rêvé récemment d’un bon whopper – en capitalisant sur un partenariat de marques original. Avec toujours sa secret sauce : insight, pragmatisme et humour.
À l’heure où tout le monde parle de l’après confinement et aspire à un nouveau paradigme économico – sociétal nous voyons dans cette période une occasion pour les marques d’accélérer leur posture servicielle.
En somme : éthique, intégrité et créativité. Sinon abstenez-vous.
Par Isabelle Constant, Anthony Delorme, Marie Dolle