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Clarisse Madern (Seedtag) : Nous avons une carte à jouer, garantir la brand safety à 100% dans les contextes de diffusion

Clarisse Madern, Country Manager est Grand partenaire de nos événements La Nuit des Rois - elle était notamment membre du Jury de la dernière édition- et Marketing Remix depuis quelques années. Nous avons naturellement voulu savoir où en est Seedtag et quelles sont les prochaines étapes.

Seedtag : où en êtes vous ?

Nous sommes une startup avec une croissance à deux chiffres chaque année et ce dans tous les pays. Avant la crise, nous devions lever des fonds pour ouvrir un bureau à New York en 2020 mais du fait de la situation nous reportons à 2021. En revanche, nous sommes toujours en cours d’acquisition d’une entreprise en Allemagne.

En clair, avant cette crise, nous connaissions une belle progression, la dynamique était très positive.

A date, nous sommes un peu plus de 120 collaborateurs en Europe et au LATAM avec notamment le Mexique et le Brésil, des marchés forts chez nous.

Nous avons en France la chance de travailler avec toutes les agences, les big five comme les indépendantes. Nous sommes très forts depuis le début sur le marché de l’automobile, un secteur friand en nouveautés, et plus récemment nous nous sommes renforcés dans le secteur luxe et beauté, devenu le deuxième secteur le plus important chez nous. Au-delà, nous sommes présents dans tous les secteurs et travaillons avec des typologies d’annonceurs très divers, et c’était un des enjeux importants de l’année dernière et qui s’est concrétisé sur la fin d’année 2019.

L’impact du confinement ?

Au départ, cela a été très angoissant, un peu comme tout le monde : toutes les campagnes ont été coupées brusquement et avec peu de visibilité fin mars, début avril. De tous les pays où nous sommes présents, c’est la France qui a été le plus impacté et les raisons étaient difficiles à expliquer au début. Au final, la baisse au mois d’Avril a été de 50%.

On comprend un peu mieux la situation maintenant, après en avoir discuté avec les agences, et notamment pourquoi les baisses sont plus fortes en France qu’ailleurs en Europe. C’est l’ADN des annonceurs en France :  dès qu’il y’a une crise, plus aucun risque n’est pris et on coupe en priorité les investissements média. C’est particulièrement vrai dans les secteurs de la mode, du luxe et de l’automobile, des secteurs clés chez nous et les plus impactés par la crise. Nous ferons un bilan plus précis ultérieurement, mais il s’agit déjà de premiers éléments de réponse

Sens-tu déjà des effets du déconfinement ?

Depuis le 20 Avril, le marché est dans un état d’esprit beaucoup plus positif, avec des échanges constructifs. Nous sommes dans l’attente des chiffres définitifs mais le mois de Mai s’annonce plutôt bon. Et surtout, nous avons repris les discussions avec nos clients et c’est fondamental pour savoir où on va. Nous sentons un début de reprise, c’est rassurant.

Votre approche est-elle différente en ce moment ?

Nous avons décidé de maintenir les équipes à 100 %, nous n’avons eu recours à aucun chômage. Nous nous sommes dit que nous allions enfin prendre le temps de faire tout ce que nous n’avons jamais le temps de faire. Par exemple, les commerciaux en temps normal n’ont pas toujours le temps d’approfondir les sujets, de parler avec les équipes techniques. Nous en avons profité pour travailler les insights, pour accompagner des annonceurs dans beaucoup de secteurs. Nous avons travaillé la créativité beaucoup plus que d’habitude. Le confinement a été un temps assez riche et constructif. Au final, nous avons travaillé autant que d’habitude.

Nous travaillons sur le contextuel : en ce moment les média et les sites parlent beaucoup du coronavirus. Il s’agit de montrer quelles autres thématiques ressortent. Notre technologie est en effet dans l’analyse des articles. Il nous est apparu évident d’accompagner les marques en analysant tous les contenus positifs auxquelles elles peuvent s’associer pour que leurs messages soient bien interprétés. Nous avons eu une carte à jouer du fait de notre capacité à proposer une technologie contextuelle et ainsi de garantir la brand safety à 100% dans les contextes de diffusion.

Nous avons la chance d’avoir une offre adaptée aux défis des annonceurs.

Usages : quelles évolutions ?

La consommation du digital a beaucoup changé, notamment le sport, la maison, le food, les recette de cuisine… Il a été intéressant de voir des audiences et les intérêts croître sur certains sujets. C’est là que les annonceurs ont une carte à jouer.

Dans les résultats des campagnes, de fait, nous maintenons et même souvent nous voyons croître nos performances, notamment en génération de trafic. Il y a clairement plus d’engagements de la part des internautes.

Les next steps : quels enjeux ?

L’objectif est toujours de maintenir la relation avec les marques et les agences. Il nous revient désormais d’être encore plus exigeants envers nous-mêmes. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Cela dit, je reste assez optimiste. On n’est jamais aussi performant que quand on a le sentiment qu’on peut tout perdre. Les équipes l’ont bien ressenti : nos marchés évoluent constamment. Nous n’avons pas vu la crise cependant. Nous sommes une startup, nous avons su nous adapter en traversant la crise tant bien que mal

Nous avons la bonne offre, au bon moment, au bon endroit. Notre offre est cookieless et contextuelle. Nous répondons à certains des enjeux majeurs des annonceurs.

Nous devons faire face bien sûr à des entreprises plus grosses, l’enjeu sera pour nous de conserver notre place. Ce ne sera pas sans se battre, la pression est plus forte que chez certains groupes, mais nous avons l’agilité, la motivation.

De nouveaux projets pour Seedtag ?

Nous étions sur l’image advertising, puis nous nous sommes lancés sur la vidéo, format sur lequel nous allons continuer notre développement. Nous allons permettre aux marques de s’intégrer dans les contenus vidéos sans interrompre l’internaute. L’enjeu est toujours de comprendre le contenu pour proposer la bonne publicité. Nous nous définissons comme une visual intelligence platform. Notre technologie repose sur du machine learning. Après 4 ans d’existence, notre capacité à reconnaître les contextes est bien plus performante.

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