E-Commerce/Paiements

Quand les marques vendent des produits d’occasions pour créer du trafic en point de vente

Iakov Filimonov / shutterstock

Que ce soit pour faire des économies ou consommer de manière durable en donnant une seconde vie à un produit, les cyberacheteurs sont adeptes du commerce collaboratif (53% des cyberacheteurs ont acheté des produits à un particulier et 48% en ont vendu un en 2017[1]).

Le commerce d’objets entre particuliers, a le vent en poupe depuis plusieurs années. Leboncoin, leader du marché en France séduit à lui seul 27 millions de chineurs chaque mois.

Les sites sont parfois généralistes, comme Ebay et Leboncoin ou, spécialistes comme Videdressing. Les produits culturels, les vêtements, les meubles et les articles de puériculture sont les produits qui rencontrent le plus de succès.

Deux freins demeurent toutefois : la livraison et le risque lié au paiement.
Une opportunité pour les réseaux physiques que certaines marques ont saisie. Et si l’achat de produits d’occasion pouvait générer du trafic dans leur point de vente ?

IKEA donne une seconde vie à ses meubles

Réservé aux membres IKEA Family, ce service consiste à faire estimer son meuble IKEA puis le rapporter monté dans le point de vente de son choix contre une carte cadeau.
IKEA revend le meuble dans son coin des « Bonnes affaires » sans faire de marge.

IKEA met ici en avant son souci du respect de l’environnement tout en générant de la vente de meubles neufs dans son réseau.

Leclerc rachète matériel HIFI, de bricolage et articles de sport

Depuis l’été dernier, dans la région de Toulouse, 700m2 d’un hypermarché Leclerc sont consacrés à la vente de produits d’occasions rachetés aux clients contre des bons d’achat à dépenser dans leur magasin.

https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/leclerc-rachete-vos-televiseurs-telephones-jeux-video-pour-le-remettre-en-rayon-1482558.html

Decathlon organise ses “Trocathlon”: une experience digitale et humaine

Fnac et Darty développent les occasions

Là, c’est la garanti que les clients viennent chercher, sur des produits techniques et donc plus chers.

Camaïeu va encore plus loin en créant sa plateforme de commerce collaboratif

Avec le site vide-dressing en ligne depuis le mois d’octobre, Camaïeu s’attaque aux deux points de friction du commerce collaboratif : la livraison et le paiement.
La marque met ses points de vente à disposition des clientes vide-dressing (acheteuses et vendeuses). Celles-ci choisissent où elles souhaitent déposer le vêtement (de n’importe quel marque) vendu et dans quel magasin le retirer. Le paiement, qui se fait sur la plateforme est effectif lorsque le vêtement a été récupéré.
Camaïeu ne prend aucune commission sur les ventes, contrairement aux autres sites spécialistes de la vente de vêtements entre particuliers.
L’objectif est bien de générer des visites dans ses boutiques. Charge aux vendeurs de proposer des pièces neuves pour aller avec cet achat d’occasion.

Voir l'intervention d'Emanuelle Bach  Donard, Directrice marketing de Camaïeu, lors de Marketing Remix 2018 organisé par Viuz le 8 novembre dernier :

[1] Baromètre 2017 du commerce collaboratif, OpinionWay

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