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3 mythes en ergonomie Web – les connaissez-vous ?

Dans le monde du web, la data est reine et l'analytics est roi ! Tout se mesure ou presque, les décisions peuvent se baser sur des faits et non des opinions... et l'ergonomie/le design des sites n'y échappe pas. Cet article fait le point sur 3 mythes en ergonomie de sites Internet que des études ont invalidé mais qui continuent souvent à faire partie des "croyances".

 

Mythe #1 : Les internautes ne scrollent pas

La pratique n'était pas encore rentrée dans les habitudes dans le courant des années 90 mais plusieurs études tendent à prouver que c'est maintenant le cas. L'outil d'analytics "ClickTale" a publié un rapport sur l'usage du scrolling compilant l'analyse de près de 100 000 pages vues sur des milliers de sites différents grâce à la technique du heatmap. 91% de ces pages étaient scrollables et parmi elles, 76% ont été scrollées et 22% ont été vues de haut en bas.

 

Un fait intéressant : Apple a supprimé la barre de scroll en juin 2011 - l'usage serait-il tellement intégré qu'un rappel visuel deviendrait superflu ?

 

Conclusion : Bien que le contenu au-dessus de la ligne de flottaison reçoive naturellement plus de visibilité, il faut concentrer ses efforts sur un design et un contenu qui conserve l'intérêt du visiteur et lui offre une expérience de navigation fluide.
>> Testez-vous en toute objectivité (en anglais) : http://bit.ly/961djl

 

Mythe #2 : Un Design ne se teste pas - il est le domaine réservé d'experts.

W. Edwards Deming "You can't manage what you can't measure". Les internautes ne sont pas rationnels dans leurs comportements de navigation, ils ressemblent peu souvent aux donneurs d'ordre sur le projet et ne savent pas eux-même ce qu'ils veulent.
Ergonome ou pas, il est très compliqué d'anticiper la réaction d'utilisateurs face à une interface (au delà de repérer les erreurs d'accessibilité sur l'écran). Les tests utilisateurs permettent en sus de tester l'utilisabilité du site, de percevoir les émotions suscitées par le design.

 

Un fait intéressant : le service de micro-blogging Twitter n'est pas utilisé de la même façon par ses membres en France ou au Etats-Unis par exemple.

 

Conclusion : une étude ergonomique doit s'accompagner d'un test utilisateurs car les 2 apports sont complémentaires.
>> Testez-vous : The Boston Globe a testé 2 versions de sa page de conversion à l'abonnement. Selon vous et intuitivement quelle est celle qui a le plus de chance de convertir ?  (La réponse se trouve en fin d'article).
boston-globe-below-fold-439x450

VERSION 1

boston-globe-above-fold-439x450

VERSION 2

Mythe # 3 : Les internautes lisent sur Internet

Les internautes ne lisent des contenus web mot à mot que lorsqu'ils sont vraiment intéressés. Ils ont plutôt tendance à scanner les pages à la recherche de mots clés, d'en-têtes et paragraphes courts qui leur permettent de détecter rapidement l'information qu'ils recherchent pour savoir s'ils ont intérêt à dépenser leur temps sur la lecture du contenu.

 

Jakob Nielsen a ainsi montré à l'aide d'une étude en eye-tracking que moins de 20% du contenu textuel est réellement lu en moyenne sur une page web.
Steve Krug, l'auteur de "Don't Make me Think" (Ne me faites pas réfléchir, une approche de l’utilisabilité des sites web par le bon sens) soutient que les internautes ne lisent pas sur le web mais scannent le contenu et réagissent à 3 éléments : ce qu'ils sont venus chercher, des mots clés comme sexe, gratuit ou télécharger et leur nom.

 

Un fait intéressant : Avez-vous remarqué que Facebook a modifié son tutoriel à l'inscription par des popins contextuelles apparaissant au fur et à la mesure de la navigation de l'utilisateur ? La bonne information au bon moment au lieu du tutoriel complet mais assommant.

 

Conclusion : Etudiez vos pages et cherchez à supprimer tout ce qui vient se mettre entre l'internaute et l'objet de sa recherche sur la page d'atterrissage (cela reste un point de vue d'ergonomie et non business).
>> Testez-vous : lisez-vous les conditions générales d'utilisation avant de souscrire à un service ?

 

* Réponse au test sur les 2 versions du Boston Globe : Les 2 versions ont enregistré un taux de conversion très similaire malgré un emplacement du bouton call to action différent (au dessus et en-dessous de la ligne de flottaison.)

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