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Micropaiements d’articles : Google peut-il réussir ?

Google, chantre du tout gratuit vient de lancer en test sa solution de micropaiement de contenus au sein de Google Wallet . Une solution concurrente à celle du français Cleeng.

Le service permet d’acheter à l’unité des articles premium de 25 cents à 99 cents l’unité avec une option de type «satisfait ou remboursé » valable 30 minutes après l’achat.

Le test est pour l’instant limité à trois éditeurs de contenus de niche : Oxford University Press, Peachpit et DK.
Il aurait également éveillé selon CNET l’intérêt de GigaOM et de The Motley Fool.

La société de Larry Page alterne le chaud et le froid avec les éditeurs, en avril Google avait subitement arrêté l’expérience Google Pass quelques jours avant une grande conférence organisée avec les plus grands quotidiens français.

Alors que le micro-paiement est un marché évalué à 15 milliards de dollars en 2015 en Europe par Value partners, c’est également une formule acceptée par le grand public sur la musique, les biens virtuels et la VOD premium.

Pourtant, à l’opposé de ces marchés en croissance, le micro paiement d’articles est l’un des plus vieux serpents de mer du Web. Longtemps non rentable à cause des marges parfois limitées à 40% de la transaction, il bute surtout l’idée même de payer à l’avance sur de la valeur non perçue et l’asymetrie de perception entre l’auteur et le lecteur.

Comment décrypter les intentions de Google ? La société de Larry Page essaye-t-elle de prouver l’existence ou l’inexistence d’un marché sur lequel de nombreuses startups telles que Beenz, Cybercoin ou BitPass se sont cassé les dents. Essaye-t-elle également de rassurer les éditeurs sur ses intentions maintenant que le sujet de la captation de valeur de Google News est rentré dans le champ du politique.

La réponse se trouve surtout dans le mobile qui rebat les cartes du micropaiement et où Google se doit de tenir une position de plus dans l’achat de contenu premium comme sur YouTube et Google Play face aux solutions d’Apple et à celles d’Amazon.

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