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Etude Xerfi : Le potentiel inexploité du M-commerce en mobilité

Dans sa dernière étude « M-commerce : quelles stratégies mobiles pour conquérir et fidéliser des consommateurs nomades ? » réalisée par Delphine David, l’institut Xerfi opère une distinction entre le M-commerce de mobilité peu développé (moins de 1 milliard d’Euros en 2012) et le M-commerce sédentaire, réalisé à base de smartphones et de tablettes à la maison et au bureau).

Selon l’institut d’étude, les ventes totales de M-commerce passeront de 2 milliards en 2012 à près de 5 milliards d’euros en valeur en 2015 pour représenter un peu plus de 7% du e-commerce.

Or, dans un contexte où le panier moyen aura tendance à se stabiliser autour de 87,5 Euros entre 2013 et 2015 et tandis que le potentiel de l’ecommerce devrait atteindre sa maturité en 2018, il est impératif pour les distributeurs de développer ce nouveau canal du m-commerce de mobilité.

Comment atteindre les 21 millions d’acheteurs de m-commerce en 2012 (et 34 millions en 2015) en situation de mobilité ?

- En développant des implantations physiques de magasins et multipliant les expériences de shopping virtuel en zones de transit comme les gares et aéroports

- En facilitant les étapes d’achat et de paiement mobiles sur les applications et sites mobiles et en enrichissant son marketing mobile de dispositifs géolocalisé afin de favoriser l’achat d’impulsion à proximité des magasins.

Sur ce second point, les enseignes françaises progressent. Un audit réalisé par Xerfi-Precepta auprès de 102 enseignes spécialisées révèle que 57% disposent d’un site ou d’une application de m-commerce contre 41% en 2011. Par ailleurs le nombre d’enseignes disposant de plus de trois applications a été multiplié par 3.

Seule ombre au tableau, moins de la moitié des enseignes proposent une application de commande ou de paiement en mobilité et seules 28% des enseignes du top 100 de la distribution française proposent actuellement des fonctionnalités de commandes et de paiement dont une majorité issue de la grande distribution alimentaire.

L’étude note par ailleurs un manque d’information de ces dispositifs sur les sites marchands des grandes enseignes. Ainsi moins de la moitié des enseignes proposant la commande et le paiement sur smartphones informent l’internaute de l’existence de ces possibilités sur leur site marchand